Mon voisin : mon enfer

28 avril 2011

Avant tout...

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

Bien sûr cela va de soit, n'est ce pas ? Mouahahahaha !

Posté par Sariya à 00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Pourquoi créer un blog à 2H23 du matin en milieu de semaine ?

Oui c'est vrai... Si c'est pas une idée saugrenue je vous le demande !

N'as t'on pas mieux à faire à cette heure là que de pianoter en robe de chambre sur le clavier de son PC ?

Comme dormir par exemple ... (Ohh oui... dormir...)

Alors je vais vous dire, c'est pas comme si j'avais une journée bien remplie qui m'attendais demain.

J'adore tout simplement pianoter sur mon clavier la nuit. Surtout quand je cumule quelques heures de sommeil à peine sur 48 H. D'ailleurs je suis sure que si j'insiste, je vais lancer la mode des cernes sous les yeux et mener le secteur anticerne de l'Oréal à la ruine.

 

Et ce n'est surement pas à cause d'une fichue machine à laver qui tourne a cette heure ci ! Et encore moins à cause de la charmante ménagère que j'entends marcher en ce moment même, parée à en remettre une autre !

Non non ! C'est bien connu, son linge on le lave à partir d'une heure du matin ! Des fois que le compteur n'aurait pas enclanché les heures creuses... C'est l'evidence même.

Et ce n'est surement pas dû  au fait que les gendarmes soient intervenus hier au soir pour faire cesser le tapage nocturne. Quelle idée voyons... Il faut vraiment avoir l'esprit mal tourné pour y voir autant de sournoiserie. Juste un concours de circonstances...

Mme Ma Voisine a simplement songé à une heure du matin que son compteur pouvais prendre du retard. C'est tout...

 

Vous l'avez compris... J'ai le sentiment que la guerre des tranchées est déclarée suite à une altercation hier soir. Non, non je ne lui ai pas sauté dessus. C'est Mme et Mr qui "altercationnaient". Je leur ai juste demandé de bien vouloir remettre ça au lendemain... Le debut de la fin... D'un an de paix relative due à une patience que je ne m'étais pas soupconnée.

 

Mais avant d'en venir à Hiroshima et à l'armistice probable qu'engendreras un départ précipité de ce superbe appart que j'occuppe depuis 5 ans ... Commencons par le debut...

 

Et pour inaugurer le début de ce fabuleux conte... Je vous lance un petit défi...

Si nous n'étions pas des gens civilisés.. Quel retour de baton particulièrement retors mettriez vous au point pour quand cette charmante dame se sera enfin décidé à dormir ?

Aucun ? Menteurs ! Je suis sûre que vous êtes capable de me trouver deux trois petites choses qui feraient pâlir un maître inquisiteur pinces en main!

 

Posté par Sariya à 02:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Il était une fois... l'héroïne (ouais je me la pète)

Une charmante jeune fille, douce et agréable... Hey ! Pourquoi vous vous marrez ?

Bon ok, je ne suis ni charmante, ni douce ni agréable (je maintiens que je suis jeune, à 30 ans on est pas vieux, avis aux nièces de 11 et 14 ans qui l'ont pensé un beau jour de.. bref je m'égare).

Donc je ne suis pas charmante, pas excessivement sociable et tout plein d'autres défauts. Mais j'ai au moins une qualité, c'est la tolérance (et plein d'autre aussi mais on y serait pour des heures).

En fait, si il y a une chose que j'aime bien, c'est pouvoir vivre ma vie sans qu'on vienne me casser les pieds. En fait, j'ai compris y a pas longtemps que ce qui me semblait tout à fait naturel et limite universel comme rêve s'apparente plus à une chimère qui s'est carapaté à tire d'aile très très loin de chez moi... j'ai pas du lui filer les bonnes croquettes.

Bref, j'ai cru observer que quand vous voulez pas que les gens vous ennuient, et surtout les voisins puisque c'est notre sujet, il y a quelques principes simples à appliquer :

 1 - Etre cool avec eux et les laisser vivre.

Alors ca me semble relativement sensé et généralement ca marche plutôt bien aussi. Si vous êtes sympa, les autres ont tendance à l'être aussi. Bien sur, le cas de l'incrottable con qui ne se sent bien que quant il fait rager les autres est à mettre dans les exeptions... Et le "cassos" avec lui (abréviation vulgaire de "cas social" pour ceux qui ne connaissent pas). Mais de celui là, on va longuement en reparler au fil de ce blog. Donc, revenons à nos moutons, j'ai pour principe de m'obliger à prendre sur moi, mettre de coté mes petites contrariétés en me répétant : tu n'es pas toute seule sur terre ma fille, tu n'est pas le centre du monde. Bon je vais pas hypocrite, je suis seule sur terre et le centre de mon monde. Ca c'est instinctif. Mais globalement, j'arrive assez bien à ne pas le montrer.

 

2 - Ne pas faire ami ami !

Oui, c'est ma seconde règle d'or. Pourquoi ? Parce que vos propres potes vous avez pas forcément envie de les voirs tous les jours. Enfin vous peut etre pas vous mais moi si. J'ai besoin de mes petites plages de tranquilité. Hors devenir pote avec le voisin... Ca veut dire vivre avec votre pote avec seulement un mur (ou un plafond, ou un couloir) en guise de séparation. Bref, j'ai rien contre la vie en communauté ou la colocation, mais si j'en avais envie ben je vivrais justement dans une communauté ou en colocation. Jusque là ca me semble logique et relativement acceptable socialement parlant comme principe.

 

3 - Le voisin n'est pas ton ennemi (enfin si mais pas quand il n'a pas encore commencé à vous pourrir la vie)

Et non, contrairement à ce que l'on pourrais penser à la vue du 2, je ne suis pas partisante du on se croise mais on ne se connais pas. J'ai aucune envie de vivre avec mon voisin, mais pour autant c'est pas un inconnu dans la rue. On vit à quelques pas l'un de l'autre, on est le debut du maillon social, bref j'apprecie quand même une certaine solidarité / rapport courtois avec une personne que je croise régulièrement. Franchement, c'est plus sympa comme quotidien qu'une foule d'inconnu, peu importe où on se trouve et ou on regarde. Alors par contre, si le voisin est du genre, "tu ne m'arracheras même un bonjour en réponse", j'avoue, ca ne me plait pas, je le classe dans la catégorie des "cons-que-je n'aime-pas, mais ceci dit je n'insiste pas et me plie au même exercice. Je préfère même ca au type qui tente sous tous les prétextes à s'inviter chez toi et fait semblant de pas comprendre les diverses excuses diplomates qu'on s'ingenie à inventer pour le tenir à distance sans le froisser.

4 - Rien qui ne me vienne à l'esprit, soit que je commence a être vraiment très fatiguée, soit que le reste relève du détail.

 

Bon là l'idéal serais pour avoir un rapport objectif que mes ex voisins donnent leur version sur l'application desdits principes. Mais Cf le 2, je n'ai aucun rapport avec eux depuis qu'ils ont déménagés hormis un ou deux qui (forcément du coup) ont estimé que je n'étais pas un vosinage désagreable.

Ah si :

5 - quand tu fait du bruit ou un dérangement quelquonque, si malgré le 1, ton voisin est titilleur, ben il a le droit d'être tranquille, donc tu tentes de respecter. En pensant tout bas : pauvre con, si tu veux le calme t'avais qu'a aller t'installer en rase campagne sans voisin ! (bah quoi je l'ai dit d'entrée de jeu hein, des defauts j'en ai mon lot :p)

 

Voilà, le premier personnage est planté.

On va en profiter pour planter le lieu avec : J'habite un appart au centre d'un village animé juste ce qu'il faut pour qu'il y ai de la vie et du mouvement mais suffisement tranquille pour qu'on se permette de vivre zen et sans paranoia. comprenez que vous laissez votre voiture ouverte avec les clefs sur le contact, elle est toujours là le lendemain (sauf quand quelqu'un à eu la gentillesse de vous la déplacer un samedi à 7 H du mat sans venir vous reveiller parce que vous avez forcément oublié que ce jour là, il ne faut pas se garer sur la place à cause de l'évènement x ou y). Bon...  Par souci d'entière vérité, je précise je n'ai jamais pu determiner si c'était pas du aussi au fait que la plupart des voitures que j'ai eue auraient fait pleurer de dépit n'importe quel mendiant malien...

Bref, un village comme je les aimes.

L'appart quand est immense avec un loyer très abordable et un proprio super. Comprenez le bon proprio à l'ancienne, qui vous casse jamais les pieds et avec qui y a toujorus moyen de s'arranger. Jusque là, avoeuz que y a vraiment pas de matière à se plaindre. Et au dessus, un autre appart, au même proprio, plus petit.

Bon le voisin au dessus c'est jamais le top à la base. Le son descend et la chaleur monte et dommage quand il a les branchements de machien a laver au dessus d'une chambre. Mais ca, je l'ai accepté en même temps que mon contrat de bail et je m'en suis accomodée soit très bien (avec les voisins précédents pourtant très vivants comme le veux la culture méditérannéene) ou bon gré mal gré (avec la névrosée avant eux qui quand elle n'avais plus de forfait pour hurler sur sa mère, tente de trouver d'autres cibles pour son mécontentement perpétuel).

 

Bref, je n'étais jamais resté aussi longtemps au même endroit... Jusqu'a ce qu'il ya presque un an... Un immense nuage noir se propage sur mon quotidien... Le Mordor avait ouvert ses portes...

 

La suite une autre fois, Mme Mavoisine semble avoir abdiqué pour la nuit :D

Posté par Sariya à 04:06 - Commentaires [2] - Permalien [#]

et comme toutes les histoires ont besoin d'un Grand Ennemi...

Et oui, vous l'avez déviné, il est temps pour moi de planter l'autre personnage principal: Mr Monvoisin.

Pourquoi Mr et non Mme Mavoisine, alors que, si vous avez reussit à lire le pavé infame que j'ai fait hier dans la nuit, c'est elle qui a donné naissance à ce blog avec ses lessives nocturnes ?

Simplement parce que tout à commencé avec lui.

Alors bon, je vais être franche, quand je l'ai croisé en train d'emménager, quelque part dans ma tête une sonette d'alarme à retentit. Pourquoi je ne sais pas, mais l'histoire je ne la sentait pas. J'ai compris peu après le pourquoi de cette sensation diffuse ... Les indices typiques de ce que j'apelle un Cassos avaient alerté mon inconscient. Malheureusement, mon inconscient n'a pas d'instrument de mesure de la cassossitude, sans quoi j'aurais tendu un fil de pêche solide dans l'escalier dès la nuit suivante. Le problème aurait été réglé de suite, ce blog n'existerait pas et j'aurais un sublime teint de pêche.

Bref, le voisin emmenage, aidé de sa moman.

Alors là je fais une parenthèse pour la pauvre dame. Parce qu'il ya pire que d'avoir un voisin Cassos : c'est avoir un fils Cassos. Ce genre de gamin, si vous n'avez pas réussit à le renier entre temps, est à 40 ans passé toujours à vos crochet, incapable de s'assumer. Autrement dit vous avez pris perpette sans jamais assassiner personne.

Sa femme, si elle n'est pas Cassos elle aussi, s'est tirée quand elle a compris que c'était sans espoir, et généralement elle à eu la garde des gamins très facilement.

Et c'est là ou le Cassos est très vicieux, comme créature.

 

Vous vous dites que j'exagère et que je suis sévère? Alors mon voisin est un Cassos certes mais ce qui fait que j'ai la sonette d'alarme qui à retenti, c'est une fréquentation assidue du profil suscité. Alors j'ai eu la jugeotte ou la chance de ne pas me prendre pour mère Thérésa et d'en prendre un comme compagnon... Mais malheureusement (pour elles) ce n'est pas le cas de certaines connaissances proches comme moins proches qui m'ont permis d'étudier la bête à loisir. Aussi, les lignes précédentes font état de généralités, Mr Monvoisin s'inscrivant dans cette catégorie qui connais divers degrés et qui est, comme l'espèce humaine, composé de mâles et femelles. J'ai employé le masculin, mais le feminin est valable lui aussi encore que la Cassos présentes quelques caractéristiques, non moins pénibles, qui la différencie de son alter ego masculin.

 

Bref revenons à l'étude de notre créature!

Qu'est ce que j'appelle un Cassos ? Selon quels critères ?

1 -le Cassos ne connais pas le mot responsabilité (enfin si, mais seulement dans les cas de figure ou il peut faire appel à la responsabilité des autres).

Comme dit précédemment, le Cassos est souvent accompagné de sa mère/père/ bienfaiteur/ pauvre poire dans tous les moments importants de la vie civile qui demandent d'appuyer sur le bouton "responsabilité".

Oui, le Cassos est irresponsable. Alors deux théorie sur ce point :

 - Soit il est devenu Cassos à cause de l'absence du gêne "responsabilité et aptitude a vivre en société".

 - Soit il à trouvé au cours de sa vie que laisser les autres assumer les responsabilités et leur lot de petits ennuis était beaucoup plus avantageux.

Personnellement, je penche grandement pour le second, étant donné que les gènes de l'homosexualité et agressivité n'ont jamais été prouvés, je crois moins encore en une cause physiologique de ce genre d'aptitude.

Bon que maman aide fiston au déménagement, jusque là, rien de bien terrible. J'ai moi même du mal à couper le cordon avec ma petite moman et est toujours heureuse de la sentir m'épauler. L'entendre lui parler comme à un gamin, en insistant bien sur les domaines où théoriquement un adulte est capable d'agir par sa propre jugeotte... Pourquoi pas. C'est pas un signe de cassossitude en soit. Surtout que certaines mères sont incapables elles aussi de se rendre compte que bébé a bien grandit et restent a tenter de régir la vie de leur progéniture.

Si le Cassos va de pair avec l'assistance du tiers responsable (si il en reste encore bien sur pour jouer ce rôle), toute personne qui rélève de la responsabilité assistée n'est pas un Cassos. Parce qu'il y a d'autre facteurs à prendre en compte pour être un Cassos AOC.

 

2 - Le Cassos ne travaille pas :

Là aussi, c'est un facteur qui doit être associé à d'autre pour définir le Cassos même si c'est une part importante du concept dont d'ailleurs est issu l'appelation. Le cassos ( dérivé d'interprétation personnelle de l'appellation "cas social" rappellez vous) de son petit nom est un cas social, à comprendre une personne marginalisée.

Ahah... un peu simple... Parce qu'il y a beaucoup de gens au tempérament marginal, voire socialement marginaux mais qui ne sont pas des cassos. Prenez par exemple quelqu'un qui s'est retapé une fermette dans un coin paumé de montagne et vie en autarcie sans rien demander à personne , ni dependre de personne.

Donc, le vrai Cassos ne travaille pas car il a trouvé bien mieux : dépendre de la société !

De la même sorte qu'il ne se donne pas la peine d'assumer les responsabilités quotidienne, il laisse le soin à la société d'assumer à sa place les points déplaisants qu'impliquent notre modèle social. Et notamment le point du travail, qui contrairement à ce qui est socialement correct d'affirmer, est une plaie pour beaucoup de monde.

Le cassos n'aimant ni les contraintes ni les responsabilités, travailler deviens un obstacle de taille. Pour beaucoup d'autres aussi. Mais là ou généralement on se dit, oui mais bon, si je veux de l'argent, je suis bien obliger de bosser, le Cassos à opté pour une autre solution.

Alors d'entré de jeu, ne regardez pas les chômeurs avec de gros yeux. Pour avoir droit au chomâge, il faut avoir travaillé. Le Cassos à trouvé mieux que le chômage. Il a trouvé l'ex RMI (RSA ce me semble maintenant ?).

De la même sorte, toute personne dependant de ces allocations là n'est pas un Cassos. Non le Cassos infiltre cette tranche, souvent de bonne heure, mais au contraire du reste qui tente de trouver un paliatif plus interressant en terme d'accomplissement personnel et en terme de pouvoir d'achat, le cassos s'en satisfait très bien. Et surtout, va systématiquement tenter d'aller vers le bas de l'échelle sociale, afin de bien s'assurer sa place.

 

On est bien d'accord  donc ? Le cassos ne travaille pas mais tous ceux qui ne travaillent pas ne sont pas des Cassos. C'est comme ci dessus, un des élements qui le caractérise. je vais même souligner un autre point, que je trouve très dérangeant : de part sa facon de faire, le cassos crée une espèce d'assimilation avec les personnes qui par accident de la vie ou toute autre raison se retrouve dans uen situation économique similaire. C'est ainsi qu'on peut joyeusement entendre dire : les chômeurs / Rmiste sont des feignant qui se la coulent douce et n'ont pas envie de bosser. Charmant! C'est déjà assez agaçant de devoir galérer, sans en plus bénéficier de l'étiquette d'une minorité. Mais bon, on connais ça aussi dans des domaines divers et variés dont je ne vais pas lancer la polémique ici.

Passons plutot à la caractéristique suivante de ce que j'apelle le Cassos.

 

3 - Le Cassos est une victime !

Parfaitement! Sur tous les apects de sa vie, c'est une victime !

Victime sociale, car la société ne lui a pas permis de reussir sa vie. Victime relationelle, car les gens refusent de le comprendre et de se mettre à sa place. Victime physiologique, car il a des tas de problèmes de santé (ce qui est souvent vrai , on verras cela dans le point 4). Et victime surtout car c'est ce qui lui permet de se décharger de tout sur le dos des autres.

Comprenez bien que c'est tout un art de vivre sans impliquer sa responsabilité personelle. Pour cela, il faut que d'autre l'endossent à votre place. Sauf que sorti d'une tranche de bon samaritains proche du masochisme et au demeurant pas très répandue, les volontaires ne courent pas les rues.

Quoi de mieux que de jouer sur la carte de la fatalité et de la victimisation ?

Rien n'est jamais la faute du Cassos. Et il vous étaleras ses problèmes à la seconde même où vous avez le malheur de le mettre dans une position où il doit justifier quelque chose.

exemple type : Sa femme l'a quitté, lui à arraché ses enfants adorés alors qu'il tentait de son mieux de contruire leur bonheur. Il vous detailleras tout les sacrifices qu'il à fait (et pas fait avec au passage), combien il l'aime encore malgré son égoisme, combien son père le battait, combien 

D'ailleurs le cerveau du Cassos a cela de bien qu'il est tellement imbibé de substances nocives qu'il n'a plus la capacité de tout retenir, donc il ne retient que ce qui l'arrange.

Nous voilà au point 4.

4 - Le Cassos a un gout prononcé pour les drogues, alcools, médocs et autres substances du genre.

Et oui, sans quoi le Cassos serait facilement moins pénible. Là aussi, toute personne souffrant d'addiction n'est pas un Cassos. Et tant mieux.

Car le Cassos vit très bien cette situation malgré ce qu'il en dit. On reste sur le principe que le Cassos n'est jamais responsable de rien. Hors voilà un point qui à la chance de lui en offrir l'excuse ( tout le monde sait que ce genre de substances facilitent et provoquent des comportements inadéquats en diminuant les capacités de jugement). Il vous insulte ou pire? Ce n'est pas sa faute, c'est l'alcool qui l'a rendu agressif. Il vous depouille le magasin?  C'est la faute à la drogue qui le tiens sous son emprise. Il vous pourrit la vie ? C'est les antidepresseurs et l'hôpital psychatrique qui font pas leur boulot.

Alors ca c'est des cas de figure que l'on peut tout à fait avoir avec un alcolique ou un toxicomane qui en est arrivé à ce stade pour bien des raisons. Et je suis la première a penser que ces personnes ont besoin d'une certaine compréhension et d'une aide médicale solide. Et que même avec , avec en plus de la volonté, sortir de ce marasme est un combat titanesque. Ces personnes là ne sont pas des Cassos. Ces personnes là sont à plaindre car rare sont celles qui parviennent en s'en sortir malgré tout et finissent souvent par ruiner complètement leur vie et celle de leur proches.

 

Non ce qui différencie le Cassos de tout le reste... Ce qui en fait un genre unique à mes yeux ...C'est qu'il est Cassos par facilité et que ca lui conviens très bien. Il trouve dans ce rôle de victime à tous les niveaux un moyen de vivre en échappant aux contraintes, a commencer par les contraintes personnelles que chaque individu s'impose pour les besoin de la vie en société.

Comme toute créature, le Cassos à le droit d'exister (de toute façon, il n'y a pas le choix, il existe). Mais de même que je me passe très bien de me trouver face à un Rotweiler enragé, je me passe très bien des Cassos dans mon environnement. Aussi si j'ai été emmené à en cotoyer dans le passé, ce qui m'a permis de distinguer cette catégorie si spécifique, je n'avais nullement en projet d'en assimiler un à mon quotidien.

Mais il y a ca de bien avec le voisinage... Que vous ne choissez pas vos voisins...

Et il ya ca de bien avec la location, dixit mon proprio : "quand vous faites visiter les lieux, ce sont tous des anges et des personnes parfaites". Et oui... Mon pauvre proprio n'as pas détecté le coté Cassos de son futur locataire. Moi non plus les premiers temps...malgré le doute.

J'ai même songé le premier mois qu'il était plutôt sympa, même si je devinais qu'il avait eu une vie assez proche de ce cas de figure. Je l'ai déjà dit, il ne suffit pas d'être sans emploi, d'avoir des problèmes d'alcool ou tout ce que vous voulez qui relève des critères plus haut pour être un Cassos. Non Cassos c'est un art de vivre à part entière, un art que chaque Cassos va interpréter à sa façon... Et pauvre de nous, celui là en fait bien partit. Pas le pire surement... Mais c'est déjà beaucoup trop!

 

Ps : Petite precision au cas ou malgré tout, on ai pas saisi : il ne s'agit pas là d'un article qui fustige une quelquonque catégorie sociale. Je décris un profil type de personne, avec les critères qui font que je les considère comme tel, comme d'autre décriraient un profil type de "cons". Le Cassos et le "con" on cela en commun que c'est une perception avant tout sujective. De même qu'il faut prendre cet article pour ce qu'il est, un billet d'humeur quelque peu satyrique et non une étude sociologique ;)

Posté par Sariya à 15:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]