Et oui, vous l'avez déviné, il est temps pour moi de planter l'autre personnage principal: Mr Monvoisin.

Pourquoi Mr et non Mme Mavoisine, alors que, si vous avez reussit à lire le pavé infame que j'ai fait hier dans la nuit, c'est elle qui a donné naissance à ce blog avec ses lessives nocturnes ?

Simplement parce que tout à commencé avec lui.

Alors bon, je vais être franche, quand je l'ai croisé en train d'emménager, quelque part dans ma tête une sonette d'alarme à retentit. Pourquoi je ne sais pas, mais l'histoire je ne la sentait pas. J'ai compris peu après le pourquoi de cette sensation diffuse ... Les indices typiques de ce que j'apelle un Cassos avaient alerté mon inconscient. Malheureusement, mon inconscient n'a pas d'instrument de mesure de la cassossitude, sans quoi j'aurais tendu un fil de pêche solide dans l'escalier dès la nuit suivante. Le problème aurait été réglé de suite, ce blog n'existerait pas et j'aurais un sublime teint de pêche.

Bref, le voisin emmenage, aidé de sa moman.

Alors là je fais une parenthèse pour la pauvre dame. Parce qu'il ya pire que d'avoir un voisin Cassos : c'est avoir un fils Cassos. Ce genre de gamin, si vous n'avez pas réussit à le renier entre temps, est à 40 ans passé toujours à vos crochet, incapable de s'assumer. Autrement dit vous avez pris perpette sans jamais assassiner personne.

Sa femme, si elle n'est pas Cassos elle aussi, s'est tirée quand elle a compris que c'était sans espoir, et généralement elle à eu la garde des gamins très facilement.

Et c'est là ou le Cassos est très vicieux, comme créature.

 

Vous vous dites que j'exagère et que je suis sévère? Alors mon voisin est un Cassos certes mais ce qui fait que j'ai la sonette d'alarme qui à retenti, c'est une fréquentation assidue du profil suscité. Alors j'ai eu la jugeotte ou la chance de ne pas me prendre pour mère Thérésa et d'en prendre un comme compagnon... Mais malheureusement (pour elles) ce n'est pas le cas de certaines connaissances proches comme moins proches qui m'ont permis d'étudier la bête à loisir. Aussi, les lignes précédentes font état de généralités, Mr Monvoisin s'inscrivant dans cette catégorie qui connais divers degrés et qui est, comme l'espèce humaine, composé de mâles et femelles. J'ai employé le masculin, mais le feminin est valable lui aussi encore que la Cassos présentes quelques caractéristiques, non moins pénibles, qui la différencie de son alter ego masculin.

 

Bref revenons à l'étude de notre créature!

Qu'est ce que j'appelle un Cassos ? Selon quels critères ?

1 -le Cassos ne connais pas le mot responsabilité (enfin si, mais seulement dans les cas de figure ou il peut faire appel à la responsabilité des autres).

Comme dit précédemment, le Cassos est souvent accompagné de sa mère/père/ bienfaiteur/ pauvre poire dans tous les moments importants de la vie civile qui demandent d'appuyer sur le bouton "responsabilité".

Oui, le Cassos est irresponsable. Alors deux théorie sur ce point :

 - Soit il est devenu Cassos à cause de l'absence du gêne "responsabilité et aptitude a vivre en société".

 - Soit il à trouvé au cours de sa vie que laisser les autres assumer les responsabilités et leur lot de petits ennuis était beaucoup plus avantageux.

Personnellement, je penche grandement pour le second, étant donné que les gènes de l'homosexualité et agressivité n'ont jamais été prouvés, je crois moins encore en une cause physiologique de ce genre d'aptitude.

Bon que maman aide fiston au déménagement, jusque là, rien de bien terrible. J'ai moi même du mal à couper le cordon avec ma petite moman et est toujours heureuse de la sentir m'épauler. L'entendre lui parler comme à un gamin, en insistant bien sur les domaines où théoriquement un adulte est capable d'agir par sa propre jugeotte... Pourquoi pas. C'est pas un signe de cassossitude en soit. Surtout que certaines mères sont incapables elles aussi de se rendre compte que bébé a bien grandit et restent a tenter de régir la vie de leur progéniture.

Si le Cassos va de pair avec l'assistance du tiers responsable (si il en reste encore bien sur pour jouer ce rôle), toute personne qui rélève de la responsabilité assistée n'est pas un Cassos. Parce qu'il y a d'autre facteurs à prendre en compte pour être un Cassos AOC.

 

2 - Le Cassos ne travaille pas :

Là aussi, c'est un facteur qui doit être associé à d'autre pour définir le Cassos même si c'est une part importante du concept dont d'ailleurs est issu l'appelation. Le cassos ( dérivé d'interprétation personnelle de l'appellation "cas social" rappellez vous) de son petit nom est un cas social, à comprendre une personne marginalisée.

Ahah... un peu simple... Parce qu'il y a beaucoup de gens au tempérament marginal, voire socialement marginaux mais qui ne sont pas des cassos. Prenez par exemple quelqu'un qui s'est retapé une fermette dans un coin paumé de montagne et vie en autarcie sans rien demander à personne , ni dependre de personne.

Donc, le vrai Cassos ne travaille pas car il a trouvé bien mieux : dépendre de la société !

De la même sorte qu'il ne se donne pas la peine d'assumer les responsabilités quotidienne, il laisse le soin à la société d'assumer à sa place les points déplaisants qu'impliquent notre modèle social. Et notamment le point du travail, qui contrairement à ce qui est socialement correct d'affirmer, est une plaie pour beaucoup de monde.

Le cassos n'aimant ni les contraintes ni les responsabilités, travailler deviens un obstacle de taille. Pour beaucoup d'autres aussi. Mais là ou généralement on se dit, oui mais bon, si je veux de l'argent, je suis bien obliger de bosser, le Cassos à opté pour une autre solution.

Alors d'entré de jeu, ne regardez pas les chômeurs avec de gros yeux. Pour avoir droit au chomâge, il faut avoir travaillé. Le Cassos à trouvé mieux que le chômage. Il a trouvé l'ex RMI (RSA ce me semble maintenant ?).

De la même sorte, toute personne dependant de ces allocations là n'est pas un Cassos. Non le Cassos infiltre cette tranche, souvent de bonne heure, mais au contraire du reste qui tente de trouver un paliatif plus interressant en terme d'accomplissement personnel et en terme de pouvoir d'achat, le cassos s'en satisfait très bien. Et surtout, va systématiquement tenter d'aller vers le bas de l'échelle sociale, afin de bien s'assurer sa place.

 

On est bien d'accord  donc ? Le cassos ne travaille pas mais tous ceux qui ne travaillent pas ne sont pas des Cassos. C'est comme ci dessus, un des élements qui le caractérise. je vais même souligner un autre point, que je trouve très dérangeant : de part sa facon de faire, le cassos crée une espèce d'assimilation avec les personnes qui par accident de la vie ou toute autre raison se retrouve dans uen situation économique similaire. C'est ainsi qu'on peut joyeusement entendre dire : les chômeurs / Rmiste sont des feignant qui se la coulent douce et n'ont pas envie de bosser. Charmant! C'est déjà assez agaçant de devoir galérer, sans en plus bénéficier de l'étiquette d'une minorité. Mais bon, on connais ça aussi dans des domaines divers et variés dont je ne vais pas lancer la polémique ici.

Passons plutot à la caractéristique suivante de ce que j'apelle le Cassos.

 

3 - Le Cassos est une victime !

Parfaitement! Sur tous les apects de sa vie, c'est une victime !

Victime sociale, car la société ne lui a pas permis de reussir sa vie. Victime relationelle, car les gens refusent de le comprendre et de se mettre à sa place. Victime physiologique, car il a des tas de problèmes de santé (ce qui est souvent vrai , on verras cela dans le point 4). Et victime surtout car c'est ce qui lui permet de se décharger de tout sur le dos des autres.

Comprenez bien que c'est tout un art de vivre sans impliquer sa responsabilité personelle. Pour cela, il faut que d'autre l'endossent à votre place. Sauf que sorti d'une tranche de bon samaritains proche du masochisme et au demeurant pas très répandue, les volontaires ne courent pas les rues.

Quoi de mieux que de jouer sur la carte de la fatalité et de la victimisation ?

Rien n'est jamais la faute du Cassos. Et il vous étaleras ses problèmes à la seconde même où vous avez le malheur de le mettre dans une position où il doit justifier quelque chose.

exemple type : Sa femme l'a quitté, lui à arraché ses enfants adorés alors qu'il tentait de son mieux de contruire leur bonheur. Il vous detailleras tout les sacrifices qu'il à fait (et pas fait avec au passage), combien il l'aime encore malgré son égoisme, combien son père le battait, combien 

D'ailleurs le cerveau du Cassos a cela de bien qu'il est tellement imbibé de substances nocives qu'il n'a plus la capacité de tout retenir, donc il ne retient que ce qui l'arrange.

Nous voilà au point 4.

4 - Le Cassos a un gout prononcé pour les drogues, alcools, médocs et autres substances du genre.

Et oui, sans quoi le Cassos serait facilement moins pénible. Là aussi, toute personne souffrant d'addiction n'est pas un Cassos. Et tant mieux.

Car le Cassos vit très bien cette situation malgré ce qu'il en dit. On reste sur le principe que le Cassos n'est jamais responsable de rien. Hors voilà un point qui à la chance de lui en offrir l'excuse ( tout le monde sait que ce genre de substances facilitent et provoquent des comportements inadéquats en diminuant les capacités de jugement). Il vous insulte ou pire? Ce n'est pas sa faute, c'est l'alcool qui l'a rendu agressif. Il vous depouille le magasin?  C'est la faute à la drogue qui le tiens sous son emprise. Il vous pourrit la vie ? C'est les antidepresseurs et l'hôpital psychatrique qui font pas leur boulot.

Alors ca c'est des cas de figure que l'on peut tout à fait avoir avec un alcolique ou un toxicomane qui en est arrivé à ce stade pour bien des raisons. Et je suis la première a penser que ces personnes ont besoin d'une certaine compréhension et d'une aide médicale solide. Et que même avec , avec en plus de la volonté, sortir de ce marasme est un combat titanesque. Ces personnes là ne sont pas des Cassos. Ces personnes là sont à plaindre car rare sont celles qui parviennent en s'en sortir malgré tout et finissent souvent par ruiner complètement leur vie et celle de leur proches.

 

Non ce qui différencie le Cassos de tout le reste... Ce qui en fait un genre unique à mes yeux ...C'est qu'il est Cassos par facilité et que ca lui conviens très bien. Il trouve dans ce rôle de victime à tous les niveaux un moyen de vivre en échappant aux contraintes, a commencer par les contraintes personnelles que chaque individu s'impose pour les besoin de la vie en société.

Comme toute créature, le Cassos à le droit d'exister (de toute façon, il n'y a pas le choix, il existe). Mais de même que je me passe très bien de me trouver face à un Rotweiler enragé, je me passe très bien des Cassos dans mon environnement. Aussi si j'ai été emmené à en cotoyer dans le passé, ce qui m'a permis de distinguer cette catégorie si spécifique, je n'avais nullement en projet d'en assimiler un à mon quotidien.

Mais il y a ca de bien avec le voisinage... Que vous ne choissez pas vos voisins...

Et il ya ca de bien avec la location, dixit mon proprio : "quand vous faites visiter les lieux, ce sont tous des anges et des personnes parfaites". Et oui... Mon pauvre proprio n'as pas détecté le coté Cassos de son futur locataire. Moi non plus les premiers temps...malgré le doute.

J'ai même songé le premier mois qu'il était plutôt sympa, même si je devinais qu'il avait eu une vie assez proche de ce cas de figure. Je l'ai déjà dit, il ne suffit pas d'être sans emploi, d'avoir des problèmes d'alcool ou tout ce que vous voulez qui relève des critères plus haut pour être un Cassos. Non Cassos c'est un art de vivre à part entière, un art que chaque Cassos va interpréter à sa façon... Et pauvre de nous, celui là en fait bien partit. Pas le pire surement... Mais c'est déjà beaucoup trop!

 

Ps : Petite precision au cas ou malgré tout, on ai pas saisi : il ne s'agit pas là d'un article qui fustige une quelquonque catégorie sociale. Je décris un profil type de personne, avec les critères qui font que je les considère comme tel, comme d'autre décriraient un profil type de "cons". Le Cassos et le "con" on cela en commun que c'est une perception avant tout sujective. De même qu'il faut prendre cet article pour ce qu'il est, un billet d'humeur quelque peu satyrique et non une étude sociologique ;)